
Propos recueillies quelques minutes avant la remise des prix de cette 9e édition du rallye de BASSE NAVARRE.
L’équipe RallyesActu : Bonjour Xalbador
Xalbador BOUCHET : Bonjour les garçons
R.A. D’où vient votre passion pour le Rallye TT ?
X.B. Grâce à mon grand- père qui a inventé le rallye des Cimes puis mon père qui s’en est occupé pendant des années et qui a couru. Moi j’ai toujours baigné là dedans, donc depuis qu’on est gosse, comme vous, on suit les rallyes. On se disait toujours que c’est impossible d’avoir un gros buggy mais on y est arrivé.
R.A. Quand avez-vous eu l’opportunité de vous lancer, dès 16ans, 18ans ?
X.B. J’ai commencé à 21ans avec un voisin, le neveu à Jugé Etchecopar, vous ne le connaissez certainement pas, c’est quelqu’un qui a gagné le rallye des Cimes et qui est aussi de Licq Atherey. On a commencé ensemble en achetant un petit 2RM. Nous nous sommes ensuite séparés pour continuer de notre côté car nous avions tous les deux envie de conduire. J’ai acheté un Fouquet en Auvergne que nous avons modifié en mettant le moteur PRV 3L de Guy HOUSSET et la boite 6 crabots. Nous avons ensuite monté une association et réussi à trouver un budget pour acheter le Rivet 206 à Vincent DEMONCEAUX.
R.A. Votre grand-père a couru avec une Jeep dont le but était de franchir les obstacles du parcours alors que vous vous avez fait la 50e avec une superbe auto. Que pensez-vous de l’évolution des autos, budgets et de la vitesse des concurrents ?
X.B. Je pense qu’il y a du pour et du contre, ce n’est pas évident d’acquérir une grosse auto bien que le plateau soit quand même de plus en plus fourni. Le spectacle est peut-être plus beau mais ce n’est pas évident pour les jeunes qui veulent débuter.
R.A. Que nous conseilleriez-vous à nous 3 qui sommes jeunes et qui voudrions commencer un jour ?
X.B. Chacun fait comme il peut, déjà si vous avez envie, c’est beaucoup et vous y arriverez. Il faut peut-être commencer à deux et se passer le volant, entre frères par exemple. En faisant quelques économies, vous pouvez trouver un jolie buggy (un ancien fouquet ou autres), vous vous amuserez. De plus l’entretien n’est pas horrible. Par contre, on ne peut pas tout faire, sortir le samedi et le dimanche, il faut choisir !
R.A. Passez-vous beaucoup d’heures à passer sur le buggy ? Arrivez-vous à l’essayer entre les courses ?
X.B. Je ne suis pas un grand mécanicien, j’ai mon beau frère et un copain qui sont mécanos et on y passe beaucoup de temps. On essaie le buggy un minimum, j’ai horreur de ça.
R.A. Ce week-end s’est-il bien passé ?
X.B. On a commencé calmement. Dans Sarraskete ca aillait alors que dans Galharreko, on ramassait un peu, on a eu quelques problèmes. De toute façon à la régulière c’est lui qui était le meilleur (Anicet GARICOIX).
R.A. Vous allez très vite, deuxième ce week-end et quatrième au labourd.
X.B. La voiture y fait beaucoup, elle tient la route, c’est une bonne auto, elle a des chevaux…
R.A. Visez-vous une victoire ? aux Cimes par exemple ?
X.B. On se dit que c’est impossible. Si cela m’arrive, je ne dirai pas non (rires!) mais je pense que c’est très dur car il y a beaucoup de monde qui peut gagner, ce n’est pas évident.
R.A. Qu’est-ce qui vous manque ?
X.B. Peut-être le pilotage (rires!)
R.A. Allez vous voir les sites Internet ?
X.B. J’y vais un peu depuis une semaine, quinze jours (rires !)
R.A. Merci pour Xalbador, on vous laisse retourner dans le chapiteau fêter cette deuxième place. Félicitations !
X.B. Merci à vous, les jeunes.
Encore merci pour avoir accepté cette interview!

