Compte rendu du Rallye Jean de la Fontaine 2007 par Baptiste
(Photo © McCap)
Pour mon 5ème rallyes de ma jeune carrière, direction Soissons, départ vendredi au petit matin 5h. Après 3h de route trankilou, première chose à faire, récupérer le road book au garage Mitsubishi, et ensuite trouver une place pour le convoi 4x4.
Rapidement, Alain nous trouve une place en compagnie de la famille Bouchet, Denis, et Grégory. Tous se déroule pour le mieux sous le soleil de Soissons. Pourvu que ça dur !
Retour au camping, Alain, s’occupe de fixer le nouveau réservoir (homologué) reçu le matin même par la poste, on a eu chaud. Un sandwich, un apéro, et nous voilà partit pour une reco en quad, direction le prologue.
2 passages qui nous permettent de mieux connaître le terrain, et de voir les endroits à risque. Voyant le temps, et espérant que la pluie annoncées attendra un peux, nous partons au vérifs en pneus sec (les michelins). Passage rapide aux vérifs, juste un petit souci de feux arrière qui fonctionnent quand ils veulent.
Retour au camping pour préparer mon road book du samedi, entre apéro, merguez, et malheureusement, grosses averses et orages. Moi qui devais dormir sous une tente, sur un matelas gonflable, ce sera replis dans la voiture pour éviter l’humidité. Road book rapidement fait (2h), je commence à prendre le coup avec mes propres notes.
La nuit s’est bien déroulée malgré les pluies abondantes. Réveil Humide, mais pas stressé, une bonne journée s’annonce.
A noter, l’assistance se déroule toutes les 2 ES, hormis le prologue. Si crevaison entre 2, obligé de changer la roue.
Prologue : le prologue se déroule bien dans l’ensemble, malgré les pneus sec sur les chemins humides, nous glissons peu, juste en sous-bois. Dans ce prologue, une grosse épingle a passer. Pas de surprise à l’arrivée de celle-ci, nous devons effectuer une marche arrière pour tourner, on cale, mais on ne perds pas trop de temps, on fini la spéciale proprement. Nous réalisons le 36ème temps avec 4:12,2.
(Photo © McCap)
ES2 : Crouy
Pour cette spéciale, nous reprenons le prologue et continuons vers un autre tracé.
Pour ce second départ, notamment dans les bois, nous avons monté les tétines pour avoir plus de grippe.
Départ de l’ES, à peine 500m de parcouru, nous crevons à l’arrière gauche. La spéciale commence bien. Dans les parties de sous-bois glissant, nous prenons un minimum de risque car l’auto chasse à chaque accélération. Malgré tout, nous roulons, et essayons de limiter les dégâts. Le pneu est resté sur la jantes la plupart du temps, ce qui limite les chocs (c’est très relatif). Seulement sur une grande équerre droite sur goudrons, ou la jante à goûté au bitume, un bruit assourdissant, mais rien de grave. Le pneu est revenu en place ensuite. A l’arrivée de cette Spéciale, une grande ligne droite pour rejoindre l’arrivée, mais, c’en est trop pour le pneu qui est partit en morceau, la couche de roulement a littéralement explosée sans endommager l’aile.
Nous réalisons le 67ème temps avec 7:04,4.
Mais, ce n’est pas fini, maintenant, il faut changer la roue. Je pointe à la sortie de l’ES, et Alain s’arrête juste avant le panneaux rouge de sortie de zone pour éviter de bloquer tout. Ayant commencé à mettre le cric et à desserrer les écrous, le commissaire de course nous oblige à sortir de la zone, et à nous garer plus loin.( Merci, pour 2 mètres ou nous gênions personnes, on s’est retrouvé sur le bord de la route) Ensuite, c’est la course pour desserrer les écrous, mettre le cric, qui à première vu va avoir beaucoup de mal à soulever l’auto. Heureusement, une personne nous prête gentiment leur cric qui nous soulève l’auto en quelques coups. Changement de roue OK (pneus sec au passage avec 3 pneus gras), nous voulons redescendre l’auto, mais manque de bol, le cric est bloqué, l’auto reste en l’air, Alain est obligé de démarrer, et nous sommes 3 à tirer sur le cric pour qu’il cède. On resserre une dernière fois, et nous voilà partit en liaison assez rapidement. Au pointage, je descend rapidement, je cours dans l’herbe, une voiture s’arrête devant moi, je repars sur la route, et là, c’est la chute, comme dirait Alain, tonneaux par l’avant, je me ramasse une gamelle le mentons et le coude en premier, mais premier réflexe, faut pointer, je repars en courant, et je pointe dans les temps, il me restait 5 secondes.
Heureusement, il y a un blocage avant de partir dans cette spéciale, j’ai le temps de me faire soigner par le médecin de course. A première vu, grosse douleur au coude, et le reste, des égratignures.
ES3 : LEURY- JUVIGNY- CUFFIES
Après cette péripétie, je croise les doigts pour que les prochaines ES soient plus calmes.
L’ES se déroule bien dans l’ensemble malgré quelques travers en pleine ligne droite, la faute au seul pneu sec qui nous déstabilise l’auto, parfois rasant les arbres, mais l’auto toujours rattrapée. A noter, un beau saut de route où nous levons le pied pour ne pas prendre de risque. Ensuite, une entrée dans un bois très étroit et dangereux, aucun risque de pris,.
Nous finissons à la 36ème place.
Le plaisir commence à venir, et nous commençons à bien nous comprendre dans l’auto. Retour à l’assistance, où nous remettons les pneus sec car nous manquons de pneus gras.
(Photo © McCap)
ES4 : Cette fois ci, pas de crevaison, nous roulons fort, aucune faute, tout se déroule pour le mieux. Nous arrivons dans la dernière grande ligne droite avant la dernière équerre située à 200 m de l’arrivée. Nous sommes à fond de 6, sur mes notes, j’indique « serrer à droite » (car de gros trous a gauche), mais à cette vitesse, on ne choisi pas toujours, et nous tapons très fort un trou avec le châssis, et subitement, coupure moteur, plus rien pour avancer. Nous sommes à 200m de l’arrivée. C’est rageant. Malgré plusieurs tentatives pour rallumer le moteur, rien n’y fait, le moteur semble vouloir repartir mais ne s’allume pas. Aussitot, nous touchons à tous les fusibles, à toutes les cosses, nous ouvrons le capot, et vérifions tout. RIEN. Encore un essai, il ne veut pas repartir. Finalement, après 6-7 min, le voici qui redémarre comme ci de rien n’était. Salle Bête !!
Donc, nous passons la ligne d’arrivée avec du retard. Et nous voilà partit une nouvelle fois pour une liaison rapide, mais toujours en respectant le code la route et surtout les villages traversés.
Cette fois-ci, je me prépare à bondir de l’auto (sans tomber ;-) ). Nous doublons les concurrents qui nous précédent, et j’arrive pour sortir de l’auto, pas moyen de dégager mon pied, ma chaussure s’est coincé entre un arceau, et une plaque d’inox, oui oui, vous avez bien lu. Après quelques essais rapide, ma seule idée fut de tirer fort pour que je puisse sortir mon pied de la chaussure, et allez pointer en chaussette devant un bon nombre de pilotes et co-pilote qui attendais le départ. Cette fois, il me restait 2 secondes, j’ai eu chaud, et j’ai bien aimé la petite phrase de celui qui nous faisait pointer, « attention, tu joues avec le feu ». Cet épisode à fait beaucoup rire, moi le premier.
ES5 : LEURY - JUVIGNY- CUFFIES
Avant de prendre le départ, je consulte de nouveau le médecin de course, car mon coude ne bouge quasiment plus, et la douleur est constamment présente. Un antalgiques et c’est repartit, ce n’est pas ça qui va m’arrêter.
L‘ES se déroule bien, le parcours commence a bien rentrer dans la tête, et les pneus secs font l’affaire, tout se déroule bien et le plaisir est vraiment là pour les 2.
Nous réalisons le 21ème temps avec 8:08,6.
Sortie de la spéciale, un officiel nous prévient qu’un feu ne marche pas derrière, et qu’il nous faut impérativement le réparer, sous peine de sanction.
(Photo © Jean-François Collombet)
Retour à l’assistance, nous gardons les secs, réparons le feu, et allons en parc de regroupement. Après une dizaine de minutes de regroupement, nous voilà au pied du podium près à repartir en liaison. Mais infos de dernières minutes, les spéciales sont déjà bloquées après le passage des véhicules ouvrant la piste, et l’heure étant, les 2 dernières ES sont tout simplement annulées.
Donc, parc fermé, et un peu plus de temps pour préparer le road book du dimanche.
2 petites heures pour le road book, et le reste du temps pour profiter de l’ambiance du tout terrain.
Au passage, nous profitons de ce temps en plus pour acheter 2 pneus neuf gras à Denis Bouchet, qui en plus nous les a montés pour le dimanche matin.
Après une nuit assez difficile à cause de mon coude (qui d’ailleurs au passage ne bouge quasiment plus, il est juste en position pour tenir mon road book.) nous voilà partit pour les ES du dimanche.
Nous sommes dans les derniers à partir suites à nos soucis du samedi. Nous partons derrière un land rover.
(Photo © Jean-François Collombet)
ES 8 : CELLES/AISNE - CONDE/AISNE
La journée commence à peine qu’il y a déjà un blocage, des infos nous préviennent que le terrain est glissant.
Cette spéciale fait plus de 13km, il va falloir avoir de la salive et ne pas se perdre dans les notes. Les dimanches matin ne me réussissent pas d’ordinaire, alors j’espère que cela va changer.
Dès le premier passage, le plaisir est là, une superbe spéciale réunissant beaucoup de caractéristique différentes, grande ligne droite, un peu de goudron, et une fin de spéciale dans les bois où il y a plus à perdre qu’à gagner.
Dans les premiers Km, nous rattrapons le 4x4 nous précédant, sans trop de difficulté, il nous laisse passer dans une équerre, et nous continuons sur notre lancée.
A noter, une belle partie sur du goudron, avec de grande courbe. Sur ce passage, nous arrivons tout en travers pour le spectacles, mais plus le droite se resserrait, et plus la maison se rapprochait, donc, sans prendre de risque, Alain à préféré laisser la voiture partir en tête a queue pour éviter la maison. Une petite marche arrière, et c’est reparti. La fin de l’ES est plutôt étroites dans la foret, et le but est de rester sur le chemin en roulant proprement.
Nous réalisons le 33ème temps avec 13:43,8.
Direction l’ES9. A notre arrivée, un commissaire vient me voir pour me dire que je suis obligé d’allez voir le médecin de course pour me faire examiner et qu’il puisse me laisser repartir si tout va bien.
Petite montée de pression, car mon coude ne bouge quasiment plus, et il est bien entendu hors de question que je m’arrête là. Donc, après une petite consultation douloureuse où bien évidemment, j’ai pas mal quand on m’appuis dessus, on me laisse repartir sans soucis.
ES9 :CHIVRES VAL - MISSY SUR AISNE
Une petite spéciale sympa facile à mémoriser, où nous roulons plutôt bien.
Aucun soucis, nous réalisons le 20ème temps avec 4:21,4.
A la sortie de l’ES, le même commissaire nous re-signale que le feu arrière ne fonctionne pas, alors qu’il fonctionnait parfaitement à la sortie de l’assistance. Il y a du mauvais contact dans l’air avec les chocs occasionné par la course. A nous de réparer ça pour le prochain passage.
(Photo © McCap)
ES10 : Nouveau blocage avant de partir. Apparemment, Carine Omnes a fait une petite sortie de route dans les bois, et bloque la spéciale. 5 voitures sont pri dans le blocage et nous sommes les premiers à partir derrière. Quelques minutes plus tard, nous voyons au loin les véhicules bloqués partir en convoi sur la spéciale pour rejoindre l’arrivée (encore une Dizaine de Km). Mais chose curieuse, l’ordre de départ est donné pour 2min. Aussitôt, j’interpelle la personne qui nous donne le départ en lui disant que les véhicules en convoi vont nous gêner, mais d’après les infos qu’elle a eues, les véhicules ont été sortis de la spéciale.
Nous voilà partit, tout se déroule très bien, on attaque un peu, et au bout de quelques Km, nous rattrapons le 4x4 en convoi qui nous laisse passer au bout de 200m. Ensuite, nous arrivons très fort derrière le buggy des filles (Angélique et Raphaëlle), qui ne comprennent pas tout de suite le pourquoi de notre klaxonne, après 400m environ, nous passons sur un endroit un peu plus large, et 500m plus loin, on se retrouve derrière un lada en plein milieu des bois, nous arrêtons notre course, et nous râlions au convoi sagement.
A l’origine, je pense un problème de communication entre commissaire.
La fin du convoi m’a permis de conforter mes notes avec cette vitesse réduite.
ES11 : C’est un peu le Bazard, il y a des voitures dans tous les sens, tout le monde est mélangé et ne sais pas à quelle heure pointer (problème de blocage précédent). Finalement, nous repartons dans l’ordre de départ de la précédente.
La spéciale se déroule très bien, les notes défilent parfaitement à la cadence voulue par Alain. Nous réalisons le 33ème temps avec 4:18,9.
De nouveau à la sortie, le commissaire vérifie nos feux, mais cette fois ci, ils sont bien tous allumés ! Merci à notre assistance.
Un peu d’assistance, et direction le parc fermé. L’heure du repas a sonné.
ES12 : Et c’est repartit pour 13km. Cette fois ci, nous repartons en sec.
Les enchaînements se déroulent parfaitement, les pneus secs répondent bien. Nous rattrapons de nouveau le 4x4 devant nous, mais à peine le temps de le klaxonner, qu’un bruit suspect est apparu. Après 200-300m avec ce bruit, et toujours au cul du 4x4, Alain s’arrête sur le côté pour vérifier. Ce bruit viendrait du différentiel apparemment. Nous laissons passer 2 concurrents (Thierry Lafleur, et Antoine Voisin) et repartons tout doucement, mais inutiles de continuer trop loin, le bruit d’acier contre acier est trop fort, pas la peine d’endommager plus l’auto. Donc, nous voici sortie de l’ES, j’ai donné mon carnet de pointage et la course s’arrête ici. Nous avons seulement descendu l’auto vers la route principale pour faciliter notre assistance à nous retrouver avec le plateau.
Bilan, Abandon à 3 ES de la fin, un super week-end où j’ai énormément appris grâce au petit pilote de poche ALAIN SINEGRE.
Un grand MERCI à Alain pour m’avoir fait confiance, Merci à notre assistance de choc qui a répondu présente à chaque sollicitation (Christian, Eric, Christophe, Mon père et David le petit minot de l’équipe).
Enfin, un Grand merci à Denis et Grégory Bouchet pour le convoi, mais surtout pour nous avoir préparer les 2 roues pour le dimanche matin. Ca, c’est l’esprit TOUT TERRAIN.
Merci à tous, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire sur le compte rendu...
A la prochaine
Baptiste
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