Mercredi 6 juillet, la France vient de se qualifier pour la finale, la nuit ne fait que commencer, départ 22h45 pour rejoindre Damien.
Départ pour le Gers à 0h15 de chavigny bailleul. Très peu dormi lors des changements de volant, arrivée 8h15 à Eauze. Repérage du prologue dans la matinée. Terrain très gras suite aux quelques orages de la veille, mais il peut y avoir un coup à tenter si il ne pleut plus.
Jeudi après midi, première reconnaissance avec la personne qui nous héberge (RINGO) qui s’occupe de mettre les panneaux de direction sur les spéciales, lui en train de panneauter, moi en train de repérer. Grâce à la très bonne initiative de Michel Capin (organisateur du rallye), d’avoir filmé toutes les spéciales, mes notes sont déjà prêtes, il me suffit juste de mettre mes annotations sur le road book, ce qui représente tout de même 2 heures de boulot, mais une fois effectué, un grand soulagement.
Le vendredi se déroule tranquillement, reconnaissance en convoi vers 14h, 4h plus tard, retour à Eauze pour les vérifications administratives. Aucun soucis à déclarer (hormis qu’il faudrait un second anneau de remorquage devant).
Nous voici arrivé au samedi matin, de bonne heure et de bonne humeur, motivé et optimiste, la veille avant de rentrer le buggy au parc fermé, nous avons tenté un coup de poker, partir en pneu sec « m7 ». Nous sommes que 3/85 à avoir tenté ce paris.
Départ en convoi vers Nogaro pour disputer le prologue. Pour l’occasion, nous avons une caméra embarquée de Michael Pillard ( Merci Michael , et on attend avec impatience de la voir sur le DVD du championnat de France ) .
ES1 : On part prudemment car la rosée du matin est toujours présente, première portion de bois bien négociée, on arrive dans la plaine, on s’aperçoit rapidement que l’on a fait le mauvais choix de pneus, mais on se fait plaisir avec de magnifiques travers. Le seul HIC de cette première ES, l’arrivée a été décalée, mais nous ne le savions pas et lors des reconnaissances, on s’était dit, peut importe dans quel sens on passe le bourbier situé sur la ligne d’arrivée, de travers, ou en tête à queue, on passe !! Et comme de faite, on arrive fort en tête à queue, mais manque de chance, on ne voit pas le panneau arrivé, on repart avec difficulté dans le bourbier avec les pneus sec pour passer l’arrivée située une épingle gauche après, entre 10 et 15 secondes de perdu, dommage, nous partirons assez loin le samedi après midi.
Nous réalisons le 57ème temps en pneus sec avec 2m34.9sec.

Dès la première assistance, on décide de faire comme tout le monde, on remonte les pneus gras.
Retour au parc fermé de Toujouse pour 3heures d’attente avant d’attaquer l’ES2. L’un des défauts de ce rallye, trop de temps le midi, et pas assez l’après midi entre chaque spéciale.
La petite anecdote du samedi midi, 30min avant de partir, notre camion d’assistance part pour allez à la spéciale suivante, et avant d’allez chercher le buggy au parc fermé, Damien me dit, « ta pris ton road book dans le camion ?? » OUPS !!!! Voulant réviser mes notes durant les 3h d’attentes, j’avais pris mon road book avec moi, mais pour manger, je l’ai remis dans le camion. Obligé de vite téléphoner à mon père pour qu’il revienne, heureusement, il est arrivé dans les temps, juste avant de partir avec le buggy. OUF !! Sinon, j’aurais fait l’ES2 de tête, Pô évident.

ES2 : « PERQUIE »
L’une des spéciales que je connais le mieux grâce aux vidéos embarquées, avec des sauts, un bourbier, et 2 lignes droite très rapides sur le goudron.
Nous partons à une bonne allure, et au bout de 5-6 Km, plein de poussière, on est en train de rattraper la voiture qui nous précède, rapidement, on est derrière lui, klaxonne, on fait tout pour le doubler sans perdre trop de temps, au bout d’1km, il nous laisse passer après avoir vu un commissaire de course lui faire signe. Nous continuons la fin de spéciale sur le même rythme, et sur notre lancée, nous effectuons un tout droit sur le goudron, bizarre, les roues avant se sont bloquées, pas grave, marche arrière et on repart.
Nous effectuons le 48ème temps avec 9m03.9.
Arrivée à la fin de l’ES, une odeur suspecte d’huile, et confirmation à l’assistance, notre jauge d’huile est fissurée, de l’huile partout sur le moteur, obligé de la couper, et de boucher la goulotte avec ce que l’on trouve sous la main, c'est-à-dire un foret de perceuse avec un diamètre légèrement supérieur. En espérant que cette réparation de fortune tienne le coup.
ES3 : « MIDOUR »
Une spéciale très sinueuse entre les arbres, des passages rapides et étroit, un saut de route dont je me demande comment on va le passer (la traversée d’une route en plein milieu d’un bois), et la chaleur qui se fait de plus en plus présente.
On part à notre rythme, et de nouveau, on se retrouve derrière un concurrent qui vient de taper un arbre je suppose vu l’avant du véhicule, on le double dans un endroit étroit et on continue sur notre lancée. Après un passage très sinueux entre les arbres, on arrive sur le saut de route qui se passe plutôt bien. Sur une portion de goudron, une nouvelle fois, nous effectuons un tout droit sur une partie goudronnée avec les mêmes symptômes que la spéciale précédente, roues avant bloquées. Vers la fin de la spéciale, de nouveau de la poussière, on rattrape une nouvelle fois le concurrent qui nous avait gêné. Cette fois-ci, trop de poussière, on ne double pas et on fini sur ses talons.
A l’arrivée, nous remarquons que nous n’avons plus de frein à l’arrière, il faudra faire avec si nous voulons continuer.
Nous effectuons le 49ème temps avec 9m23.7.
ES4 : « FOYER »
Spéciale que je connais très peu, et dans les grandes portions de bois très sinueuse, les arbres se ressemblent tous, et je me suis perdu dans mon road book, heureusement, je me recale rapidement grâce à mes repères. Sur une équerre gauche dans les bois, nous arrivons un peu fort et nous effleurons un arbre sur notre gauche, je vous laisse deviner les mots qui ont été dit lorsqu’on l’a effleuré. (ca commence par oh p…. !!)
Au 2/3 du parcours, nous crevons de l’avant gauche, déjà que le buggy a du mal à tourner en temps normale, avec une roue crevée, c’est du sport. Et bien entendu, toujours sans frein à l’arrière.
Nous finissons tout de même à la 43ème place avec 7m39.3.
A l’assistance, juste le temps de changer la roue, et faire le plein on repart pour la suivante.

ES5 : « PERQUIE »
Nous partons un peu plus fort, tout en restant dans les limites des freinages. Cette fois ci, rien a signaler, la spéciale se passe bien, et nous finissons 38ème avec 8m41.7.

ES6 : « MIDOUR »
Second passage dans midour, nous accélérons un peu le rythme, tout se passe relativement bien, je ne me perds pas dans mes notes malgré les nombreux passages sinueux qu’il faut annoncer. Cette fois ci, nous arrivons au saut de route plus fort et le buggy décolle parfaitement, mais à la réception, il rebondi mal et part de droite à gauche, j’ai vu les arbres de TRES TRES près à environ 100km/h, mais Damien l’a rattrapé en accélérant fortement. Ce fut ma première frayeur en Rallye jusqu'à maintenant.
Malgré la frayeur, je reste concentré, et on fini bien la spéciale. 37ème avec 9m07.0sec.
ES7 : « FOYER » dernière de la journée
Encore un blocage avant de partir en spéciale, on doit attendre avec une chaleur énorme dans l’habitacle, on préfère ne pas arrêter le moteur par peur de pas redémarrer, c’est le défaut du Fouquet, à chaud, on a beaucoup de mal à le redémarrer.
Nous partons assez fort malgré le peux de frein, nous faisons aucune faute et réalisons le 31ème tps avec 7m31.9sec.
Première journée mouvementée, en espérant que le dimanche matin se déroule plus tranquillement.

Après une bonne nuit de sommeil, on est repartit pour 6 ES à parcourir dans la matinée, il ne faudra pas traîner. Pour commencer la matinée, 1 heure d’assistance, on doit démonter le tuyau de frein percé, et remonter le neuf (Merci à Michael CAZE pour le câble). On purge le tout, quelques vérifications, on ressert les goujons de roues, les roulements, on fait le plein, et nous voici partit pour la première ES du matin plutôt motivé. 2 objectifs, allez chercher Grégory GONI, et allez chercher Mister Burley tout 2 à une vingtaine de secondes devant nous.
Sur les 800 mètres qui nous séparent de l’assistance, un bruit bizarre surgit, un frottement inhabituel qui ne nous rassure pas. On descend voir, le roulement de roue est trop serré, sur les 800m parcouru, le cardan est déjà bouillant à cause des frottements, on ne peut pas partir comme ça. Je dois rappeler notre assistance, nous sommes dans le bois de MIDOUR, pas moyen de capter, je cours voir un commissaire qui me prête son portable, je fais revenir l’assistance qui était déjà partit à l’ES suivante. Des minutes interminables, ne voyant pas mon père arriver avec le camion, je viens à sa rencontre en sprint, Sylvain Omnes me propose de m’avancer en voiture, mais ne sachant pas où se trouve notre camion, je préfère y allez en courant, tout au bout du bois, je vois le camion qui nous attend, mais on ne peut plus faire demi tour avec le buggy, donc, il faut que le camion vienne jusqu'à celui-ci, je cours le plus vite possible pour rejoindre le camion et monter dans celui-ci pour rejoindre le buggy. A ma descente, Damien me dit d’allez pointer le plus vite possible, je repars en sprintant à block et j’arrive à la table de pointage à 10 seconde près dans les temps, un grand ouf de soulagement, pas de pénalité. Damien arrive dans les secondes qui suivent après avoir desserré le roulement. Et nous voici près à partir pour la première du matin. Je suis HS avant d’avoir commencé, le palpitant déjà au maximum.

ES8 : « PANJAS »
On part très bien, cette spéciale reprend une partie de la veille, donc, on connaît les pièges. Toutes mes notes se passe parfaitement, mais au fur et à mesure de la spéciale, je me sens de plus en plus HS, je finis tout à l’énergie. Arrivé à l’assistance, je me sentais mal, la tête qui tournait, la vu flou, j’ai vraiment tout donné avant et pendant la spéciale. Pas loin de tomber dans les pommes. 10 minutes de repos, une barre de céréale, un coup d’eau, et op, c’est reparti.
Une longue liaison de 20km m’a permis de me reposer.
Côté problème, le roulement nous cause toujours des soucis, sur la route, un buggy nous double et nous fait signe de nous arrêter, le roulement est en train de tout faire cramer, une fumée bleu se dégage, l’assistance qui nous suivait s’arrête pour nous donner de l’eau, et on refroidie tant bien que mal ce roulement. A ce moment là, on a pensé à abandonner. On rallie la spéciale suivante doucement vu que nous avions du temps devant nous. Décidemment, tous nos dimanches matin sont difficile.
Malgré tout, nous avons repris 35 sec à Burley, et Grégory GONI n’ayant pas pris le départ à cause de problème moteur, nous tenons nos 2 objectifs, maintenant, il faut tenir jusqu’à midi.
On terminons 24ème avec 8m00.3.

ES9 : « BRETAGNE »
Une spéciale spectacle de seulement 2km, ou l’on nous voit passer et repasser.
Nous effectuons une petite sortit de route dans le maïs, sur une épingle Droite, le buggy ayant un peu de mal a tourner, il nous envoi direct dans le maïs.
Nous réalisons le 26ème temps avec 1m49.7.
ES10 : « ARQUIZAN »
C’est la spéciale que je connais le moins, pareil pour Damien, donc nous partons prudemment. Dès lors avant chaque début de spéciale, et après chaque spéciale, je vide 1,5L d’eau sur le roulement pour le refroidir un maximum, même si ce n’est pas bon de le refroidir comme cela, c’est la seule façons qui nous permettra de le baisser en température pour finir le rallye.
Dans l’ES, je me perds dans mes notes comme je le pressentais, donc nous perdons un peu de temps. En plus, nous faisons un tête à queue dans les bois, encore des secondes de perdues. Sur la fin de l’ES, nous finissons bien, mais au total, nous perdu 18 secondes sur Burley, ça se resserre.
Nous réalisons le 37ème temps avec 6m34.1.
ES11 : « BRETAGNE »
Cette fois-ci, tout passe sans problème, pas de sortie dans le maïs, et nous réalisons le 28ème temps avec1m46.0.
ES12 : « ARQUIZAN » avant dernière ES
Nouveau blocage avant de partir, apparemment, une voiture à du allez voir la rivière d’un peu près, je n’en sais pas plus. Ce second passage est bien meilleur, aucune faute de ma part dans les notes, pas de problème, nous réalisons le 28ème temps avec 6m09.7.

ES13 : « BRETAGNE » enfin l’arrivée
Plus que 2km de spéciale et le rallye sera terminé.
Ne sachant pas les écarts entre nous et les poursuivants, nous partons fort. Beaucoup de dévers dans cette spéciale, ainsi que des sauts. Il faut se méfier de ne pas partir en tonneaux comme notre amis RINGO avec le double zéro (voiture d’ouverture).
Tout se passe super bien, quelques coup de klaxonne pour les enfants de Damien, et on fini la spéciale à la 29ème place avec 1m46.0 identique à notre passage précédent.
Au final, nous sommes 29ème au scratch sur 49 à l’arrivée. Nous finissons 1sec devant l’anglais Burley après plus de 83Km de spéciale. Au vu des nombreux soucis que nous avons eu, nous sommes satisfait d’être arrivée au bout.
Un grand Merci à RINGO et LA FARETTE pour nous avoir hébergé durant le week-end, merci à mon père qui nous a fait l’assistance tout seul !!
Et merci à Damien de m’avoir fait confiance pour ce second rallye.
Rendez vous au mois d’octobre pour le Dunes et Marais à ROYAN.
@+ Baptiste