Compte rendu du Rallye des Collines d'Arzacq 2007 par Baptiste
Vendredi 2 mars au matin, départ de Rouen vers 2h pour rejoindre Philippe Robert qui me descend à Arzacq ainsi que le buggy. Départ du convoi 4h du matin.
8h de route plus tard, entre pluie, vent, et le soleil, arrivé à l’intermarché de Hagetmau pour les vérifs.
Juste le temps de boire un coup avec la famille Herbert, un sandwich, et op direction les administratifs.
Passage des vérifs sans soucis. Direction le parc fermé avec 25km de liaison.
Le boulot commence pour moi, avec la reprise des notes de Patrick lors du convoi. 2h plus tard, tout est OK, une bonne nuit de sommeil et en route pour le rallye.
Samedi matin plutôt décontracté, nous sommes présent à ce rallye en priorité pour rouler avec cette nouvelle voiture, voir les points faibles et les points forts.
A noter, un grand changement cette année, 2 ES de suite sans assistance et avec des temps de liaison très short !!!
© Benjamin Rupil
ES1 : Prologue
Avec le Numéro 52, nous partons dernier des 2 roues motrices / 12. En espérant faire bonne figure tout de même.
L’ensemble de la spéciale se passe très bien (pas bien compliqué, équerre pour équerre pour équerre etc…), nous arrivons sur le dernier freinage pour une équerre gauche, avant les 300 derniers mètres en légère montée, et là, petit soucis. Lors du freinage assez fort sur les bosses et de la rétrogradation, le cône du cardan à cédé et pas moyen d’avancer pour finir. L’histoire aurait pu se terminer malheureusement ici après 750 Km de route, mais une petite phrase d’un spectateur m’a fait « TILT », "vous avez pas un cardan à l’assistance"?? Et là, coup de téléphone à l’assistance pour leur expliquer, et juste le temps de leur dire "préparez un cardan, j’arrive !!! " Me voilà partit pour un raid d’1km à travers les champs au pas de course, à sauter les fossés remplis d’eau. Arrivé sur la route, j’arrête un 4x4 pour qu’il me conduise à l’assistance situé 1km plus loin. A l’assistance, Philippe Robert (pour l’occasion nous faisait l’assistance) attrape un cardan avec les clés nécessaires et embarquons dans une voiture que j’ai réquisitionnée (je me suis cru dans la chasse au trésor). Après une réparation rapide avec 3 vis de chaque côté, nous passons la ligne d’arrivée avec 30min de retard. Bien entendu, nous réalisons le dernier temps avec 32:13.2 sec, nous nous classons 67eme.
ES2 Montagut
Le départ a été retardé au moins d’une heure, car il y a eu de nombreuses sorties de route, fossé, arbre, cette spéciale peux réserver des surprises.
Dans l’ensemble, cette spéciale est assez sympa, pas très roulante mais où on s’en sort pas trop mal.
Un départ au bord de la rivière le Luy, avec un peu de sous bois. Les Kms défile sans soucis majeurs, le tout étant d’éviter les nombreux fossés qui bordent les chemins.
A noter, une petite avarie de jeunesse de l’auto, on arrive fort sur une bosse, et la fixation du capot avant droit se trouve arrachée. Sur le coup, « pas de soucis », je me dis qu’il en reste 3. Mais 1km plus loin, une nouvelle bosse prise à pleine vitesse arrache la seconde fixation. Et là, obligé de lever un peu le pied sous peine de perdre le capot.
Nous réalisons le 50ème temps avec 9:28.9sec.
Pour la première fois, nous enchaînons directement sur l’ES suivante sans passer par l’assistance, seul un refooling rapide sur la liaison est autorisé pour les petits réservoirs comme nous.
Au passage, en cherchant la mairie d’Arget pour le refooling je me perd dans le road book pour la liaison et effectuons quelques Km inutiles.
Juste le temps de remettre les fixations du capot, direction le départ de l’ES.
© Nicolas Malpiece
ES3 Le Château
Un départ sur les hauteurs d’Arget, une spéciale vraiment sympa, ou on retrouve une multitude de portions différentes, dont une montée très dure à passer pour les 2 roues motrices. Nous réussissons à passer cette montée très grasse en 2ème en glissant sur l’ornière, mais vu la difficulté du moment, une grosse question se pose, comment allons nous la passer lors du second passage, où les ornières seront encore plus profondes.
Nous roulons bien dans l’ensemble, le moteur répond vraiment à nos attentes, tout se déroule plutôt bien. Sur une belle épingle droite en goudron, Patrick est un peu généreux et envoi le buggy en glissade, mais manque de chance, on cale. On fera mieux la prochaine fois.
Toujours se problème de fixation qui revient dès qu’on prend une bosse très fort. Cette fois, nous en arrachons qu’une seule, mais il y aura du travail pour l’assistance.
Nous réalisons le 41ème temps avec 11:31.3sec.
ES4 Le Gué
Comme son nom l’indique, un magnifique gué à franchir plus ou moins vite selon les sensations.
Le départ se fait dans les sous bois, avec des enchaînement technique en montée, en descente, de quoi s’amuser un peu, des portions de champs où il faut envoyer la sauce sous peine de rester collé dans la boue.
Un début de spéciale bien négocié dans l’ensemble, de la glisse, des gros freinages, de grande courbes prise à fond, et ce fameux gué ou nous arrivons soft, en 1ère pour ne pas remplir la voiture d’eau. Au passage, on doit tout de même récupérer une bonne dizaine de litre d’eau boueuse, inutilisable pour l’apéro du soir ;-) . La fin de spéciale se termine principalement dans les champs, et sur une longue traversée de champs tout en dévers pour une équerre gauche au bout en montée, nous arrivons trop fort, et sautons un talus en arrachant un poteau de clôture pour terminer au pied d’un fossé. Pour finir, nous sommes enlisé, et obligé de reculer dans le chemin situé derrière nous. En repartant, nous sentons une résistance, mais n’ayant pas trop le temps de s’arrêter, nous continuons. Grande surprise sur l’équerre gauche suivante, une grande difficulté à tourner, et une énorme vibration sur mon cale pieds. ‘’Bizarre ??!!’’ Nous terminons avec difficulté la spéciale devant un grand nombre de spectateurs et pilote arrêté en parc de regroupement. A la surprise générale, en descendant de l’auto, je m’aperçois que le fameux poteau de clôture en bois s’est planté à 10cm de mes pieds, et c’est lui qui empêchait la roue de tourner. Tout de même un poteau de 1m50 avec un diamètre de 10cm.
J’ai eu chaud à mes pieds, et je vous laisse imaginer le trou engendré dans l’habitacle. C’est de mauvais augure pour le prochain passage du gué. Nous terminons 42ème de l'ES.
Merci à Grégory Goni pour nous avoir aidé à l’enlever.
Après une petite heure de regroupement, nous repartons sans assistance pour l’ES5, de nouveau Le gué.
ES5 Le Gué
Le départ fut assez long à venir, car pas moins de 5 fois, on nous à décaler le départ pour cause de sortie de route, et voiture non signalée à l’arrivée.
Au passage précédent, l’enchaînement en sous bois s’était bien déroulé, cette fois, à peine 50mètres de parcouru, nous attaquons de grosses bosses sans lâcher, et de nouveau nous arrachons la nouvelle grosse fixation mise à l’assistance, pas de bol, il faudra rouler en faisant attention.
Le seul fait marquant de cette spéciale, le passage de gué, ou cette fois, nous passons en 2ème, de l’eau par-dessus le capot, et avec le trou d’aération à mes petits pieds, c’est au moins une centaine de litres d’eau qui dévale à l’intérieur de l’auto. Ensuite une légère montée, toute l’eau vers l’arrière (dans les bacquets), et enchaînement d’une petite descente, toute l’eau qui retombe dans les pieds, bref, humide !!!
A noter, sur la dernière équerre gauche, à 50m de l’arrivée, nous déjantons lors du travers, et finissons la spéciale à 10km/h à peine, plus aucune motricité dans le champs (39ème temps de la spéciale à l'arrivée).
1 bonne heure d’assistance nous attend pour rectifier tout ça.
ES6 Le château
Le second passage se déroule bien, les nouvelles fixations ont l’air de tenir le capot, nous commençons à prendre beaucoup de plaisir avec cette auto. Aucun souci à signaler.
Cette fois le passage de l’épingle se passe au rupteur, histoire de faire un peu le spectacle pour les personnes encore présente pour le passage des derniers.
Sur une portion de bois, nous tapons fort sur une ornière du côté pilote, et arrachons une plaque de protection du châssis, et cela a eu pour mauvais goût de remplir la voiture de boue, et Patrick a fini la spéciale recouvert de boue de la tête au pied, on distinguais à peine les pédales. « Je ne savais pas que l’on pouvait faire de la cure thermale à Arzacq. »
Nous faisons le 42ème temps.

© Brouhard Guillaume
ES7 Montagut
Dernière spéciale de la journée avec cette fameuse montée.
Les chemins sont de plus en plus dégradés, et nous tapons à chaque ornière, la réparation de la plaque sur le châssis à tenu le coup malgré les nombreux choque, par contre, une nouvelle fois les chemins défoncés ont causé la dégradation du capot avant, cette fois les fixations tiennent, mais c’est le capot qui passe au travers de la fixation.
Arrive enfin la portion de champs boueux avant la montée au bout, et un peu de spectateur pour nous encourager. Nous attaquons la montée en 2ème avec le peu d’élan réussi à prendre dans le champ, mais après une trentaine de mètre effectué, pas le temps de passer la 1ère que nous étions déjà posé. Seul solution, marche arrière en se laissant glisser dans l’ornière, on braque tout, et on repart en sens inverse dans le champ pour prendre un max d’élan. Cette fois nous arrivons au také en fond de 3, nous nous jetons dans les ornières au dernier moment, et arrivons à faire une quarantaine de mètres, juste le temps de passer la 1ère à la limite du rupteur, le buggy s’extirpe de cette montée infernale à notre plus grand plaisir. Le plus dur est passé, A nous de finir la spéciale proprement.
Nous terminons 35ème de l'ES.
1 heure d’assistance avant le retour sur Arzacq.
© Nicolas Malpiece
Vers 19h30, nous rentrons enfin au parc fermé après ce samedi mouvementé, mais ce n’est pas fini. A notre arrivée, on nous signale que nous sommes mis hors course pour avoir pointé 30 min en retard au lieu des 25maxi dans le prologue.
Quoi dire, quoi penser, et bien se dire que nous étions à Arzacq avant tout pour rouler avec cette nouvelle auto et non pour les points au championnat.
La bonne nouvelle depuis cette année, la règle du super rallye est en place et on nous propose de repartir le dimanche matin après avoir signer des papiers de mise hors course.
Pour l’occasion nous sommes les premiers à inaugurer la règle du super rallye, et sommes premier des 7 autres concurrent ayant voulu repartir le dimanche (vu que nous étions les seuls à avoir effectué les 7 ES, les autres ayant abandonné avant la fin du samedi). Parmis les repartant, on retrouve Cyril Omnes, Bidart, Arnaud Deleans etc…
Un peu dans la confusion en rentrant au parc, un léger bruit répétitif du côté du cardan, ou de la boite à commencé à se faire entendre. En espérant que mes oreilles aient mal entendues.
Dimanche matin, après une bonne nuit de sommeil du côté de Pau, direction Arzacq pour les 8 dernières ES. Arrivée sur place, je commence à préparer les affaires pour allez au parc fermé, « tien, je ne vois qu’un casque ». Patrick a oublié le sien à l’hôtel, soit à 30min de route, donc trop loin. Heureusement que j’ai pensé à prendre mon casque habituel au cas ou, malgré que Patrick avait acheté 2 casques avec micro intégré. Donc, nous voilà partit pour l’ES 8 Nouzeille sans micro.
A la sortie du parc, toujours ce petit bruit de la veille, on verra bien.
A noter, la spéciale 10 et 12 ‘’Prélude’’ se trouve annulée
ES8 Nouzeille :
Départ dans les bois, avec des passages assez technique. Ensuite, beaucoup de chemins de plaines bordés de fossés. Dans une équerre gauche, on passe tout près d’un fossé suite à un freinage un peu tardif, mais dans l’ensemble ça roule. Au tiers de la spéciale, un beau passage de gué, où on passe en fond de 3, ma combinaison s’en souvient encore, j’ai pris toute l’eau boueuse qui s’est dégagé de dessous les ailes du capot. Y a pas à dire, les portes c’est mieux que les filets.
Ensuite, de belle portion de goudrons avec de la glisse, et une grande ligne droite de 650m où il faut envoyer dur.
Enfin, une portion de bois à négocier tranquillement, car des trous d’eau sont présent et se serait bête de noyer la mécanique. Nous voilà sortie de cette première ES du matin avec le 42ème temps.

© Alexandre Tauziet
Malheureusement, en sortant de la spéciale, le bruit entendu la vieille est bien là, et de plus en plus fort au fil des Km de la liaison. On décide de s’arrêter au point de refooling pour voir d’où cela peut venir. Au final, on préfère s’arrêter là pour préserver la mécanique.
Le bilan de ce week-end est plutôt positif, une bonne ambiance dans l’habitacle, une auto qui est bien née, le beau temps en prime. Vivement le prochain rallye qui sera le GERS.
Merci à Patrick pour ce premier rallye ensemble, merci à Philippe et Charly pour leur assistance parfaite.
Rendez vous au mois de juillet pour le compte rendu du GERS.
@+ Baptiste